Aujourd’hui, trois adolescents sur dix disent avoir connu des passages boulimiques. La puberté est un passage délicat. Vous passez de l’enfance au monde adulte. Entre les deux, beaucoup de nouveautés sur le plan tant physique (sexualité, transformation du corps…) qu’émotionnel (vous éprouvez des sentiments intenses, parfois inconnus jusqu’alors).

L’instabilité dans laquelle vous êtes peut mener à une perte d’estime de vous-même qui entraîne un sentiment de dévalorisation, de perte de confiance en vous, notamment face à l’inconnu vous devenez très soucieux de votre corps, surtout les filles qui y portent une grande attention. Ces angoisses, si elles restent enfermées à l’intérieur de vous-même, provoquent des souffrances psychologiques qui peuvent se traduire par des comportements tels que la boulimie.

Les signes précurseurs de la boulimie

Souvent on entend les adolescents avoir ce type de témoignage : « Quand toutes ces formes se sont greffées sur mon corps, tout est allé très vite dans ma tête. Je ne me sentais plus à l’aise avec mes amis ni même avec mes parents. Je me trouvais moche avec toute cette masse graisseuse qui s’agglutinait sur ma poitrine, sur mes cuisses… J’avais envie de me cacher, de changer tout ça. Je ne me sentais plus vraiment moi-même, alors j’ai commencé par suivre un régime, mais très vite je suis tombée dans la boulimie. J’étais tellement stressée par tout ce qui se passait en moi que je me suis mise à manger énormément. Ça me faisait du bien ! Au moins, pendant que je mangeais, je ne pensais plus à rien. Mon corps n’existait plus, les autres n’existaient plus, les soucis n’existaient plus. ».

Votre entourage et la boulimie

Quand vous êtes mal dans votre peau, que vous ne parvenez pas à être en accord avec toutes les exigences qui s’imposent à vous et que vous sentez que vous devenez boulimique, votre rapport à l’entourage change. Vous n’évoquez jamais vos fringales avec eux, car vous pensez que ce ne sont que des dérapages, qu’il n’y a rien d’alarmant et que de toute façon vous maîtrisez encore la situation. Ce n’est donc pas le désordre qui se met en place dans votre façon de vous nourrir qui pourra alerter vos parents ou amis, puisqu’ils n’y verront que du feu. Cependant, ils vont pouvoir se rendre compte aisément de vos changements d’humeur qui dénotent un réel problème quant à votre capacité à vivre vos transformations physiques et psychologiques. Votre entourage proche va sentir que vous n’êtes pas bien et que vous souffrez, même si cela peut prendre quelque temps.

Par exemple, un ado a eu cette réflexion : « Un jour, je suis rentrée chez moi et mon père m’a regardée en critiquant ma tenue vestimentaire. Dans ces moments-là, j’ai envie de partir de chez moi. Je me suis sentie horrible et grosse et j’aurais voulu qu’on m’enterre sur-le-champ! ».

De quelle manière dompter l’alimentation quand on est boulimique ?

Quand l’existence s’est changée en une douleur, il faut se restaurer autrement afin de combattre les poussées de boulimie. Il faut manger peu, mais se nourrir bien, en glissant les protéines et les farineux, en petites doses. Pour triompher de cette douleur, le Cookeo est un compagnon nécessaire pour façonner en un rien de temps une pitance simple et bien proportionnée.

La violence pour exprimer son mal-être

Vous pouvez avoir des réactions extrêmes et complètement disproportionnées par rapport à la situation. Par exemple, lorsque l’adolescente, ne retrouve pas le paquet de gâteaux là où elle l’avait rangé. Elle pourra renverser violemment un vase qui va se briser en mille morceaux. Quant à d’autres, elles ne pourront pas supporter que leur père leur dise qu’elles mangent autant qu’un homme. Prise par une impulsion, elles pourront brutalement tirer la nappe de la table et toutes les assiettes se retrouveront par terre. Parfois, vous avez des réactions violentes comme celles-ci, car c’est bien difficile de vivre avec la boulimie au quotidien et vous êtes à bout.

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